Bons baisers de Berlin

Publié le par kristel

1989/2009 : cela fait 20 ans que le Mur est tombé.  Symbole de la Guerre Froide, il est devenu aujourd'hui un must touristique. Mais le temps, l'érosion et le vandalisme ont abîmés les fresques peintes après La Chute. Témoignages d'espoir, de joie et de liberté, elles font peau neuve à l'occasion de cet anniversaire.

Le 9 novembre 2009, le monde entier fêtera les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Pour l'occasion, la East Side Gallery a pris l'initiative de faire revenir les artistes qui avaient "taggué" le mur afin de redonner un coup de jeunes à ces wall paintings vieux de 20 ans. 92 d'entre eux (ils étaient 118 à l'époque) oeuvrent donc actuellement sur le pan de mur subsistant, long de 1,3 km, et qui fait le bonheur des touristes venus rendre visite à ce monument.

Cette initiative a crée la polémique : devoir de mémoire ou opération de communication? Certains artistes ont exigés des sommes faramineuses afin de venir restaurer leur oeuvre de l'époque, d'autres jouent les divas, comme Dimitri Vrubel, l'auteur du célèbre "baiser de la honte", le fameux baiser fraternel échangé par Léonid Brejnev et Erich Honecker. Il refuserait de reproduire le Bruderkuss à l'identique et hésiterait à remplacer les protagonistes historiques par Poutine et Obama... Mais il n'en sera rien, bien heureusement. Revenu sur sa proposition, il a finalement accepté, comme la plupart des auteurs des fresques, de reproduire à l'identique. Et les exigences financières ont été rejeté.
On reverra donc cette partie du mur, témoin de la spontanéité artistique qui a suivi ce grand moment historique.


Hasard du calendrier, une exposition en lien avec le mur a lieu actuellement à Paris, dans les jardins du Palais Royal. Sylvestre Verger, collectionneur, avait acquis des morceaux vierges du mur après l'ouverture du rideau de fer.  Confiés à 45 artitstes de renom, ces fragments sont aujourd'hui exposés sous le nom d'Artistes pour la liberté et ce, jusqu'au 1er juin.
La Liberté enchaînée, de Luciano Castelli, 1990.
 (François Bouchon/Le Figaro)

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